40 jours après Noël, un nouveau monde... (02/02/2026)

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Dans le Missel des dimanches, on lit que le 2 février, 40 jours après Noël, l'Eglise fête la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem. Cela marque aussi, poursuit l'auteur, le passage de l'Ancienne Alliance à la Nouvelle Alliance. Deux mille ans plus tard, ne sommes-nous pas encore sur cette frontière entre l'ancien et le nouveau, où l'on s'attend à voir surgir un garde frontière demander: Vos papiers! Déclinez votre identité!

Quelle est notre identité de chrétien? Pierre Emonet, vénérable membre de la Société des jésuites à Carouge, a rappelé ce dimanche 1er février la réponse du pape François à cette question. Notre identité tient en un mot: "heureux" (à lire ici ou ci-dessous pour celles et ceux qui ne sont pas encore abonnés à son InfoLettre)


Orgue de Compesières: Lire l'infoLettre du 28 janvier 2026 de l'association Orgue 21 et voir des photos


Moment de fête donc. Moment de partage aussi. Après le Mardi gras, vient le Mercredi des cendres, le moment de l'humilité, du partage, de l'égalité entre tous les humains. Prochaine rencontre à Compesières le 22 février, à 9h30 pour la messe du premier dimanche de Carême. Elle sera suivi de la soupe de Carême à la salle Saint Sylvestre. Venez joyeux avec vos couverts à ce moment de partage. 


Capture d’écran 2026-02-02 à 10.03.17.pngL'église Sainte-Croix de Carouge sera inaugurée dimanche 8 février à 11h en présence de notre évêque Charles Morerod. La cérémonie sera suivie d’un apéritif dinatoire à la salle paroissiale Sainte-Croix. A 16h, Concert “Reconnaissance” (entrée libre). Le concert sera suivi d’une réception sur le parvis.


La présentation de Jésus au Temple n'a rien à voir avec les crêpes qu'un pape habile en marketing distribuait, dit la chronique, aux pèlerins se rendant à Rome 40 jours après Noël. On fêtait encore à la fin du Ve siècle, à Rome, Les lupercales, la fête de la naissance de la ville, la fête du loup (lupus en latin) ou plutôt de la louve, en mémoire de celle qui avait nourri Rémus et Romulus, les fondateurs de Rome.

Rien à voir sauf que la crêpe figure le soleil qui annonce le printemps. La même image de la lumière se perpétue avec les chandelles que le même pape Gélaste alluma pour cette fête qui en a gardé le nom.

Bonne fête donc de la chandeleur, bonne fête de la lumière, bonne fête de la nouvelle alliance... heureux les pauvres, heureux les étrangers, heureux les faiseurs de paix. 

 

La carte d’identité du chrétien (Mt 5,1-12a)

Par Pierre Emonet, SJ

Jésus inaugure son ministère par une sorte de mise à jour de la Loi divine. Tel Moïse sur la montagne du Sinaï il prononce un discours programmatique. Loin d’abolir la Loi, ni même la relativiser, sans se perdre dans les minuties d’une observance timorée, il rompt avec une certaine mentalité pharisaïque, pour insister sur les convictions profondes qui doivent caractériser toute pratique de la Loi. Dans une ouverture belle et émouvante comme un poème, il mentionne huit attitudes de fond qui doivent caractériser la vie personnelle et sociale de ceux et celles qui prétendent marcher à sa suite, huit promesses de bonheur qui sont autant d’encouragements à observer la Loi.

Bienheureux ! Jésus invite ses disciples à prendre en compte l’aspiration la plus profonde et la plus tenace de toute personne, la recherche du bonheur, la nostalgie d’un paradis perdu, qui reste envers et contre tout le moteur ultime de tout comportement humain.

Une conviction de base ouvre l’enseignement de Jésus, un commun dénominateur qui conditionne chaque béatitude : bienheureux les pauvres. L’évangéliste Matthieu précise que Jésus parle des « pauvres de cœur », qu’il se réfère à toute personne qui, indépendamment de son statut économique, souffre d’un manque. Heureux alors ceux et celles qui, dans un environnement marqué par l’injustice, la corruption, la violence, la persécution, acceptent de s’appauvrir en se libérant de toute tentative de triompher des autres pour faire le jeu de la douceur, de la justice, de la miséricorde, de la paix, de la compassion.

En proclamant les Béatitudes, Jésus ouvre un portique qui donne accès à une pratique revue et corrigée de la Loi divine. Parce qu’elles touchent les zones les plus profondes du cœur humain et le libèrent de toute crainte frileuse, de toute comptabilité mesquine, les Béatitudes ont la grâce d’une œuvre d’art. Les goûter, tenter de les mettre en pratique, ouvre un chemin de paix avec soi-même, privant la Loi de tout ce qu’elle représente de contrainte rébarbative. Le pape François a reconnu dans ce discours la carte d’identité des disciples du Christ.

Pierre Emonet SJ

 


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