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Rechercher : Magnificat

  • Pentes - côtes

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    A la Pentecôte (le mot d'origine grecque signifie "cinquantième" - le cinquantième jour depuis Pâques), la troisième personne de la Trinité, le souffle de Dieu, donne aux apôtres et à celles et ceux qui étaient avec eux le courage de se redresser, de s'élever au-dessus de la mêlée, d'affronter leurs peurs, de sortir dans le monde, bref d'aimer malgré tout, de proclamer la bonne nouvelle de Dieu reçue de Jésus et donnée à toutes et tous sans distinction aucune. Magnificat!?

    Couac! 

    Cette Bonne Nouvelle, ce n’est ni le paradis sur terre, ni la concorde entre tous les humains, ni l’abondance, ni une retraite dorée ; ce n’est pas non plus la fin du travail et des corvées, des maladies et des injustices. Mais qu’est-ce donc que cette Bonne Nouvelle ?

    Le saura-t-on ce dimanche 24 mai à la messe de 9h30 à Compesières? En discutera-t-on lors de l'apéro qui suivra sur le parvis de l'église? Venez nombreux!

     

    En français, le mot Pentecôte fait immanquablement penser à la pente, qu'il faut gravir, et à la côte, qui peut être rude, le symbole est fort. Qu'en dites-vous !

    ***

    "Magnifica humanitas". Ces deux mots - "Humanité magnifique" - ouvrent la première encyclique de Léon XIV. Elle sera rendue publique ce lundi de Pentecôte. Elle a été signée le 15 mai, date anniversaire de l'encyclique Rerum novarum d'un certain Léon XIII.

    "Magnifica humanitas" fait déjà l'objet d'une rubrique sur Wikipedia et l'on trouve quantité d'articles à son sujet sur le Net. Aura-t-elle le même retentissement que la lettre circulaire (c'est le sens du mot encyclique) de 1891? Celle-ci ouvrit (enfin) notre Eglise catholique aux réalités du monde des travailleurs pour dire et redire que les humains - femmes, hommes, enfants, de toutes les couleurs et en tous genres - passent avant le profit. "Rerum novarum" est un des fondements majeurs de la Doctrine sociale de l'Eglise. Tout un programme. 

     

    Un brin facétieux, j'ai demandé à quelques IA leur avis sur "Magnificat humanitas".  A lire ici. Les IA les plus perspicaces ont remarqué la faute: un "t" en trop dans le mot "Magnifica".  Une erreur intentionnelle. Le mot Magnificat renvoie à la prière de Marie quand elle accueille l'annonce qu'elle sera mère du fils de Dieu. 

    (...)

    Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

    (...)

    Entendez-vous Jésus proclamer: "Heureux les pauvres car le royaume des cieux est à eux!" N'est-ce pas là la bonne nouvelle?

    J'ai demandé à un premier communiant tout récent si l'accueil de Jésus avait changé quelque chose dans sa vie. A-t-il senti une force nouvelle le réveiller? Tressaille-t-il de ce sentiment étrange qu'est l'amour qui vous pousse vers les autres et vous invite à vous mettre à leur service? Est-il plus gentil, plus à l'écoute, plus joyeux? Vit-il en mode compétition, warrior ou en mode collaboration et entraide? 

    La réponse fut simple: non.

    Alors je me suis demandé si sa réponse ne reflétait pas mes inquiétudes,  ma paresse engoncée dans un fauteuil devant la télé,  mon indifférence aux malheurs du monde, mon aveuglement face aux pauvres qui tendent la main ou qui triment pour un salaire indigne... 

    Joyeuses Pentecôtes. 

     

    A noter encore

    Dimanche dernier, 17 mai, c'était le dimanche des médias et la quête de ce dimanche était destiné à soutenir les médias de notre église. Si vous n'avez rien donné parce qu'il n'y avait pas de messe à Compesières, vous pouvez vous rattraper en versant votre don. Cette année l'argent ira en priorité aux Centres catholiques des médias de Lausanne cath.ch, Zurich kath.ch et Lugano catt.ch. Je ne saurais trop vous recommander de vous abonner à ces médias. 

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    D'autres infos:  Upcsa.ch,  églisecatholique-ge.ch,  Cath.ch, diocèse-lgf.ch, vatican.news. Centre catholique romand de formation en Eglise.


    Que se passe-t-il autour de nous: UP Rives-de-l'Aire, UP La Seymaz,  Diocèse d'Annecy, diocèse de Belley-Ars, Paroisse de Saint-Julien-en-Genevois. 


    Agenda de Compesières de église salle Saint-Sylvestre

  • Magnificouac... ;-)

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    La messe "Je suis le chemin, la vérité et la vie" laissera de profonds et heureux souvenirs à la bonne soixantaine de personnes présentes ce dimanche à Commpesières. Une belle affluence. Les clarinettistes de Plan-les-Ouates y sont pour quelque chose. L'abbé Giovanni aussi. Merci à eux.

    A l'aise, sobre, souriant, ce maître de cérémonie respire une joie communicative, ose une parole libre, met Dieu à sa place. Il est en nous, dans nos coeurs et nos tripes. Il est l'amour, il incarne le courage de porter la Bonne nouvelle aux autres.

    Giovanni est aumônier des hôpitaux de Genève. Son expérience parle. Il cite une grand-mère, fidèle pratiquante, qui se demande dans son lit de la Cluse: Pourquoi Dieu ne lui vient-il pas en aide? Pourquoi lui inflige-t-il ces souffrances?

    Le silence de Dieu ne s'entend pas dans le brouhaha de nos vies, de nos peurs, de nos souffrances. Jésus souffre avec toi, dit ce prêtre retraité. Dieu n'est pas au fin fond des cieux, il est en toi. "Il est le chemin, la vérité et la vie". Une parole à lire au pied de lettre.

    Jésus n'est pas un guide touristique, te montrant le bon chemin, il n'est pas un sage, te disant la vérité, et son Eglise pas davantage, il n'est pas un faiseur de miracles, même s'il en a fait et continue d'en faire, enlevant toute souffrance, tout handicap, il est le chemin, la vérité et la vie. 

    Je résume - j'espère sans les trahir - les propos de ce prêtre, dont la retraite ne sonne jamais ni è 62, 64 ou 67 ans. A l'exemple de Xavier Lingg. A près de 90 ans, le dernier prêtre résidant à Compesières, aujourd'hui habitant de La Croix-de-Rozon, est toujours fidèle à son ministère. 

    La cérémonie se poursuit. Les clarinettistes interprètent quatre oeuvres classiques: 1: Largo de Bach, durée 6 minutes 2: Ave Verum de Mozart, durée 3 minutes, 3: Aria de Bach, durée 4 minutes, 4: Largo (un autre) de Bach, durée 7 minutes. L'abbé Giovani apprécie comme toute l'assemblée. La messe dure 50 minutes. 

    Quelques couacs. Bien vite pardonnés. Nous ne sommes pas dans un concert. Nous nous présentons avec nos dérives et nos défauts. 

    En ce mois de mai, mois de Marie, l'abbé Giovanni nous propose soudain un hymne à la vierge: Magnificat anima mea dominum, dans sa version de Taizé. Je me suis demandé si la participation des fidèles aurait été meilleure s'il avait entonné un Salve Regina.  

    L'apéritif a suivi sur le parvis de l'église. Offert par un paroissien qui a demandé de prier pour des parents, il a duré presqu'aussi longtemps que la messe. 

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  • 15 août: Vogue, Dormition, Assomption

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    Dans la tradition orthodoxe, la 15 août est la fête de la dormition de Marie. Dans la tradition catholique, cette fête est nommée Assomption. Nos frères protestants ne commémorent pas cet événement qui n’est pas raconté dans les Évangiles. Je vous donne à lire cette méditation, que nous propose Bénédicte Rollin, de la communauté des religieuses de l’Assomption de Vilnius (Lituanie). Publié dans le journal La Croix de ce vendredi, elle me paraît éclairante sur ce qu’est cette fête qui marque un jour férié dans les pays et les cantons « catholiques ».

    Comprendre
    La fête de la Dormition de Marie (selon l’orthodoxie) ou de l’Assomption est née à Jérusalem au IVe siècle, a été établie dans l’Empire d’Orient dès le VIe siècle, et en Occident à partir du VIIe siècle. Elle reflète donc une croyance très ancienne mais n’a pas son origine dans les récits bibliques, qui ne racontent pas la fin de la vie terrestre de Marie. Les textes qui l’évoquent et qu’illustrent les icônes se trouvent dans les apocryphes.

    On y trouve les éléments suivants : un ange annonce à Marie sa mort, paisible tel un endormissement. D’où le terme « Dormition ». Pour y assister, les apôtres sont amenés miraculeusement par des anges des quatre coins du monde. Quand Marie s’endort dans la mort, son âme quitte son corps. Le Christ apparaît. Il prend dans ses bras l’âme de ­Marie, représentée par un bébé en signe de sa pureté et l’amène dans le Royaume de Dieu. Les apôtres célèbrent les obsèques de Marie. Puis les anges emmènent son corps au Paradis où il retrouve son âme. Éléments légendaires qui ont alimenté la piété populaire… mais l’essentiel est ailleurs.

    Méditer
    Arrêtons-nous sur le mot Assomption. En latin assumere signifie assumer, enlever, s’approprier. L’accent est donc mis non sur un mouvement vertical d’ascension mais sur l’initiative de Dieu. Dieu « assume » Marie avec tout son être, âme et corps. Elle passe tout entière en Lui. Mystère inaccessible aux yeux humains, dépassant toute imagination, de même que les mystères de l’Incarnation et de la Résurrection. Œuvres divines qui se passent dans le secret, mais qui sont en même temps très concrètes et corporelles. La gloire de Dieu, la plénitude de Sa vie envahit et transforme un corps humain.

    L’Assomption est dans la logique de l’Incarnation. Dans l’Incarnation, le Verbe divin devient chair et demeure parmi nous. Dans l’Assomption, la chair de Marie est « divinisée » et va demeurer en Dieu. Les Pères de l’Église n’ont pas eu peur de parler de la vocation humaine à la « divinisation ». La divinisation, c’est, selon les termes de Paul, « revêtir les sentiments du Christ », vivre « en Christ », « réfléchir la gloire du Seigneur » et se laisser transformer en cette même image, « allant de gloire en gloire ». Notre vocation ultime est d’être, comme Marie, transfigurés par l’Amour. Cela n’a rien à voir avec une ambition prométhéenne (« vous serez comme des dieux ! »). Non, Marie nous apprend à être si petit qu’on est saisi d’émerveillement : « Il s’est penché sur la petitesse de sa servante ! », s’exclame-t-elle dans son Magnificat. « Une toute petite fille, cette Reine des anges », écrivait Bernanos… L’Assomption de Marie nous appelle à une humble ambition !

    Elle nous rappelle aussi l’immense estime de Dieu et de son Église pour la vie humaine charnelle, concrète, si pesante qu’elle apparaisse parfois. Elle invite à offrir, sans fausse humilité, tout – son corps, son cœur, son intelligence, son travail… tout, car tout est matière à divinisation. Cet horizon nous aide jour après jour à garder le cap et à accueillir le lent processus que la grâce accomplit en nous.

    « Au cours d’un long chemin de Foi et d’Espérance », Marie « s’est laissée progressivement envahir par la vie trinitaire jusqu’au moment où la gloire du Seigneur a éclaté dans sa faiblesse dans le mystère de l’Assomption » (Règle de vie des religieuses de l’Assomption).

    Prier
    Marie, merci d’être si belle et si simple à la fois. Prends-moi dans ton Oui, apprends-moi, avec patience et espérance, à laisser Dieu être Dieu en moi.

     

    La fête du 15 Août, c’est le jour de la lecture de l’émerveillement d’Élisabeth, la cousine que Marie vient visiter. Et le chant merveilleux de celle qui porte l’Enfant Dieu. Le Magnificat, un chant sacrément révolutionnaire quand on le lit tout simplement:

    « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » 

    Joyeux lancement de la Vogue de Bardonnex hier soir sous un ciel enfin clément et une douce température d’été. Une belle soirée sans masque, toute pleine d’effusions, de retrouvailles et même d’embrassades. Merci à la Jeunesse de Bardonnex de perpétuer cette tradition conviviale. Pour la petite histoire, la vogue du 15 août était la fête votive de Notre Dame de Bardonnex, une chapelle dressée jadis au milieu du village, chemin Babel, démolie au temps malheureux des guerres dites de religion. 

    La vogue se poursuit ces samedi et dimanche.