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  • Après le baptême à la baïonnette: ”Rendez à César...”

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    Le baptême à la baïonnette de Compesières, en janvier 1875, est l'événement le plus chaud du Kulturkampf à Genève. Les baïonnettes, ce sont celles des quelque 400 gendarmes mobilisés par le gouvernement genevois pour forcer l'ouverture  de l'église de Compesières barricadée et défendue par les habitants et les maires de Bardonnex et de Plan-les-Ouates, opposés à ce que l'Etat, qui salariait les prêtres et était propriétaire des bâtiments, se mêle d'organiser leur Eglise. Par chance, il n'y eut pas de blessés. L'affaire a été relatée en première page des journaux: le Courrier de Genève et le Journal de Genève .

    A Compesières, le conflit a tout de même duré plus de 15 ans. Ce n'est que le 24 décembre 1893 que l'église a été restituée aux ultramontains comme on désignait alors les paroissiens restés fidèles à Rome (ultramontains = au-delà des monts).  


    Capture d’écran 2025-02-27 à 10.07.53.pngLe 8 mars, une conférence et une exposition en l'église de Compesières marqueront les 150 ans de cet événement. L'entrée est libre. Qu'on se le dise! Elle sera agrémentée par des clarinettistes de la Musique municipale de Plan-les-Ouates, fondée en 1883 à Compesières. Mémoire de Bardonnex, coorganisatrice de la soirée avec notre paroisse, propose une exposition sur le même thème. La manifestation a reçu le soutien de la Mairie de Bardonnex que nous remercions. Le repas qui suivra à la salle Saint-Sylvestre est d'ores et déjà complet.  


    Agenda  La prochaine messe à Compesières aura lieu le 9 mars à 10h. Tous horaires sont consultables ici. Consultez aussi l'agenda de l'Eglise catholique à Genève. 


    Dans sa thèse doctorale publiée en 2012, Sarah Scholl, notre conférencière du 8 mars, devenue professeure associée du christianisme à l'Université de Genève en automne 2024, ne consacre que quelques lignes à l'affaire de Compesières.

    Le Baptême à la baïonnette est en effet un événement local. Il s'inscrit cependant dans ce temps de passions où les tenants des régimes républicains luttent pour s'émanciper de la tutelle des Eglises et en particulier de celle de l'Eglise catholique romaine, que les cimetières, que les registres de mariage et de naissance soient civils, que l'Etat ne subventionne plus aucun culte.  


    En bref, chronologies du siècle du Kulturkampf en Europe et à Genève


    En résumé, la question est la suivante: qui gouverne les hommes et leur société? César ou Dieu? Telle était la question durant le Kulturkampf. Telle est toujours la question. Elle n'a pas été tranchée partout, loin s'en faut, même si, chez nous, l'espace public et les règles du vivre ensemble sont entièrement régis par les lois civiles votées par les parlements et, à l'occasion, par le peuple.

    Le Kulturkampf est donc une querelle à la fois politique et religieuse. En 1870,  le dogme de l'infaillibilité pontificale a été proclamé. Ce dogme renforce le poids du pape. Trop pour une minorité de catholiques. Ils se séparent de Rome et forment une nouvelle Eglise, l'Eglise catholique libérale ou nationale (devenue l'Eglise catholique chrétienne).

    A Genève, ses membres participent activement à l'élaboration de la loi de 1873, qui va attribuer les lieux de culte à cette nouvelle Eglise, dont les ministres auront dûment prêté serment à la République.  C'est ainsi que, en quelques années, les catholiques restés fidèles au pape deviennent des dissidents. Ils perdent l'usage de leurs lieux de culte, alors propriétés des communes. Leurs prêtres ne sont plus salariés par l'Etat. Du fait de son refus de la loi de 1873, l'Eglise catholique romaine à Genève s'est de facto séparée de l'Etat. 

    La séparation est évidemment douloureuse. Les débats sont houleux. Les insultes fusent. Mais les idées d'émancipation des citoyens et de laïcisation de l'espace public et de l'Etat l'emportent. Chacun n'est-il plus libre de croire ce qu'il veut quand l'Etat est neutre et ne soutient aucun culte en particulier?

    En s'opposant à la loi de 1873, qui voulait soumettre l'organisation de la religion aux règles de la République, les gens de Compesières et la majorité des catholiques du canton restés fidèles au pape ont paradoxalement favorisé la séparation des Eglises et de l'Etat. En 1907, les catholiques romains votent la loi de séparation avec les libres penseurs, les socialistes et les protestants libéraux. 

    Genève n'a-t-il pas suivi, peu ou prou, ce que Jésus lui-même avait recommandé aux Pharisiens qui le mettaient à l'épreuve: "Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu"? Tous les Etats et toutes les religions ne devraient-ils pas suivre cette sagesse?

    A Compesières, les plus anciens gardent le souvenir de la pièce de théâtre tirée de l'affaire de 1875 et créée en 1977 à l'occasion de l'inauguration du Centre communal de Compesières, puis rejouée en 2001 à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la commune de Bardonnex.

    Que savent les plus jeunes de ces combats politico-religieux? Quels enseignements peut-on tirer de ce temps de passion, à l'heure où le monde semble à nouveau privilégier la force et le fait accompli sur le droit et le dialogue?

     

    Pour en savoir plus

    Sarah Scholl a défendu une thèse de doctorat en 2012 dont le titre est  En quête d'une modernité chrétienne : la création de l'Église catholique-chrétienne de Genève (1870-1907) dans son contexte politique et culturel (en libre accès, cliquez sur le lien)

    Lire aussi:

     Étatique et hérétique : la création d'une Église catholique nationale dans la Rome protestante (Genève, 1873-1907).

    Et Microhistoire des violences religieuses du xixe siècle, Genève 1870-1900

    On peut encore consulter en ligne plusieurs documents ainsi que le service offert par la Bibliothèque de Genève et sa page InterroGE. Par exemple, sa réponse à la question: Pour quelles raisons le culte extérieur a-t-il été interdit au XIXe siècle à Genève ?  Cependant, les questions posées à propos du Kulturkampf sont assez anecdotiques.

  • Baïonnette, goupillon et laïcité

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    Que reste-t-il aujourd'hui du Baptême à la baïonnette de Compesières célébré le 25 janvier 1875? Pourquoi et comment la fièvre politique et confessionnelle est-elle montée en cette fin du XIXe siècle, puis, quoique lentement, est retombée heureusement chez nous? Quel vaccin s’est-on administré pour vivre ensemble sans exclusions réciproques. 

    Ces questions trouveront quelques réponses le samedi 8 mars lors d'une soirée marquant le 150e anniversaire de l'événement de Compesières, un haut fait du Kulturkampf à Genève. 


    Télécharger l'affiche et diffusez là par mail, sur les réseaux sociaux, imprimez là et glissez là dans les boîtes à lettre de vos voisins! Attention, le repas convivial est complet!


    Capture d’écran 2025-01-30 à 16.22.36.pngMme Sarah Scholl, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève, et une exposition de la Mémoire de Bardonnex évoqueront cette affaire et son contexte à 18h. L’entrée est libre.

    Nous nous retrouverons ensuite autour d’un buffet républicain. N’attendez pas pour vous inscrire! Téléchargez l'affiche et le flyer de cette soirée. Merci de les diffuser autour de vous. 


    Sarah Scholl a défendu une thèse de doctorat en 2012 dont le titre est  En quête d'une modernité chrétienne : la création de l'Église catholique-chrétienne de Genève (1870-1907) dans son contexte politique et culturel (en libre accès, cliquez sur le lien)

    Lire aussi:

     Étatique et hérétique : la création d'une Église catholique nationale dans la Rome protestante (Genève, 1873-1907). Et Microhistoire des violences religieuses du xixe siècle, Genève 1870-1900


    Pour en savoir plus sur le Baptême à la baïonnette, relisez ce qu'en dit l'historien Eric Golay dans l'ouvrage édité par Slatkine en 2001 "Histoire d'un vécu communal". Il sera possible le 8 mars de consulter et d'acquérir l'ouvrage de Jacques Delétraz édité en 1975 à Compesières à l'occasion du centième anniversaire du fameux Baptême ainsi que la brochure éditée par la Mémoire de Veyrier intitulée "Les effets du Kulturkampf dans le canton de Genève".

    ***

    Les plus anciens gardent le souvenir de la pièce de théâtre montée en 1977 par Isabelle Villard et René Habib lors de l’inauguration de la salle communale de Bardonnex. Des acteurs du cru jouent les premiers et les seconds rôles. C'est l'histoire de nos parents qui est sur scène. Chacun se remémore alors l’histoire de la chapelle de Compesières bâtie en 1880 par les catholiques de la paroisse de Compesières. Le bâtiment est vétuste mais, des années durant, il a accueilli les fêtes communales, les kermesses, les soirées, les Noëls de l’école. Que de souvenirs mémorables!

    La pièce de Villars et Habib reprend des pans entiers de l'affaire consignés par l’abbé Blanc. Notre ancien maire Jacques Delétraz édite et augmente ces notes en 1975 à l’occasion du 100e anniversaire. La pièce et l'ouvrage sont un grand succès. Les noms de plusieurs familles sont évoqués parmi les résistants.

    “Le Baptême à la baïonnette” a été rejoué en 2001 en plein air devant l’église sous la direction d’Enzo Mattana à l’occasion du 150e anniversaire de la création de la commune de Bardonnex, née de la scission de la commune de Compesières en 1851. On peut en voir un extrait sur le site de la Mémoire de Bardonnex.

     

    Le Baptême à la baïonnette, c’est un épisode local du Kulturkampf, un temps de passions qui voient les héritiers des lumières et tenants de l’élection des parlements par le peuple batailler pour leurs idées contre les conservateurs et l’Eglise catholique. Il vaincront contre un pape, Pie IX, qu'on dit obscurantiste (un peu, beaucoup, soulignez ce qui convient). Le Saint Père s'oppose au modernisme, met des ouvrages à l’index et finit en 1870 par être déclaré infaillible. C’en est trop. Des catholique font sécession et créent l'Église vieille catholique de Suisse (actuellement Eglise catholique chrétienne).

    A Genève, les deux camps se raidissent. En 1873, le pape nomme le curé Gaspard Mermillod vicaire épiscopal, c’est faire un quasi évêque à Genève du bouillant prélat qui a grandement contribué à la construction de la basilique Notre-Dame. A la même époque, les catholiques deviennent majoritaires dans le canton. 

    Le gouvernement genevois aussi s’est radicalisé. Il veut mettre au pas ces catholiques. Il fait expulser le nouveau vicaire Mermillod, fait voter une loi qui va donner les églises du canton aux catholiques chrétiens. Il expulse les congrégations religieuses et fait fermer des écoles et des hospices. Il fait venir des prêtres étrangers qui acceptent de prêter serment à la République.

    La plupart des catholiques refusent ce diktat. Leurs prêtres refusent le serment. Tous restent fidèles à Rome. Ces habitants, nos aïeux, entrent en résistance. C’est dans ce contexte tendu qu’a lieu le Baptême à la baïonnette.

    "L'affaire est assez simple, c'est l'histoire d'une provocation", raconte Eric Golay dans l’ouvrage "Histoire d'un vécu communal" financé par la commune de Bardonnex et édité en 2007 chez Slatkine.

    Un postier genevois nommé Maurice, propriétaire d'une maison à Arare, veut faire baptiser son enfant à Compesières par un curé assermenté. La population s’y oppose. Les maires de Plan-les-Ouates et de Bardonnex aussi. Le 20 janvier, le cortège monté de Carouge est reçu par une grêle de pierre. Les maires qui ont refusé d'ouvrir l'église sont destitués. Une quarantaine de magistrats alors nommés par le Conseil d'Etat seront révoqués, raconte Robert Curtat dans l'ouvrage qu'il écrit en 1982 sur la commune de Bardonnex.

    Le Conseil d’Etat mobilise trois corps de troupe et un peloton de gendarmerie. Le 25 janvier, il pleut à verse mais des centaines de curieux, on parle de trois mille personnes, montent à Compesières. Ils assistent à l’événement de loin. Les gendarmes empêchent l’accès à l’église, dont il faut percer un mur pour libérer les portes. Et c’est ainsi que sous la protection des baïonnettes, le baptême a lieu. 

    Le lendemain, le Courrier de Genève et le Journal de Genève consacrent chacun un long article à l’affaire en première page. 

    Les esprits se calment un petit peu. Mais l’opposition demeure. La loi de 1873 s'applique. Pendant une quinzaine d'années, les catholiques de Compesières seront privés de leur église. Ils disent la messe dans des granges. En 1880, ils bâtissent en cinq mois une chapelle au chemin des remparts. Là où la Commune de Bardonnex érige aujourd'hui la nouvelle école de Compesières.

    D’autres églises du canton sont fermées ou occupées par l’Eglise catholique chrétienne, lit-on dans "Les effets du Kulturkampf dans le canton de Genève", un ouvrage collectif publié par la Mémoire de Veyrier (3e édition en 2019). La basilique Notre-Dame sera rachetée en 1912, l’église de Carouge en 1921. 

    Progressivement des politiciens plus clairvoyant, des Fazy, Favon, Naville, Ador et dans le camp catholique, le pape Léon XIII, l'abbé Carry, né à la Croix-de-Rozon, mettent de l’eau dans leur vin. Au XXe siècle, le mouvement oecuménique permet aux différentes confessions de se rapprocher, d’expérimenter de fructueuses collaborations, de travailler ensemble, de nouer de réelles amitiés. 

    Quant au vaccin, qui prévient progressivement la fièvre politico-confessionnelle, il s'est appelé séparation des Eglises et de l'Etat en 1907, puis laïcité qui a fait à Genève l’objet d’une loi en 2018 spécifique, suite à la révision de la Constitution genevoise en 2012. 


    Voir aussi le Centre intercantonal d'information sur les croyances


    La laïcité laisse la liberté à chacun de croire ce que bon lui semble, dans le cadre des droits humains et des lois civiles. Sous nos cieux, les Eglises ne font plus la loi. 

    Ce vaccin ne fait pas de miracle. C’est une pratique de paix civile. Dira-t-on qu’il s’inspire de la fameuse parole du Christ: Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu. 

    Cette sage maxime n'a pas réglé tous les problèmes. Où commence le règne de Dieu? Où s’arrête celui des hommes de leurs gouvernements? Les avis divergent très vite dans le domaine éthique, quand par exemple il est question du début et de la fin de vie, de l'attention aux pauvres, aux migrants, aux plus âgés que notre société met volontiers de côté.


    Lire: Le rapport du groupe de travail sur la laïcité à Genève, 2014 


    Des Kulturkampf ne se déploient-ils pas aux États Unis, en Chine, au Proche-Orient, partout où des gouvernements dictent leur loi sans égard aux droits humains. 

  • Mardi 12 mars, conférence oecuménique de Carême

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    Samedi 8 mars, la soirée marquant les 150 ans du Baptême à la baïonnette fut belle (120 personnes pour la conférence et l’exposition de Mémoire de Bardonnex), intéressante (la conférence de Sarah Scholl), excellente (le repas à la salle St Sylvestre), amicale (des gens de tous horizons et croyances rassemblés). Nous y reviendrons. Sans attendre, que toutes celles et tous ceux qui ont permis la parfaite réalisation de cette manifestation, soient ici remerciés. 

    A manqué peut-être l’annonce qu’après l’orage et la bagarre vient le temps de l’apaisement - oh, rarement de la paix complète.


    Ce mercredi 12 mars à 20h à la salle paroissiale du Grand Lancy, les trois Eglises ont invité Raphaël Deillon, un missionnaire, un témoin qui a passé 25 ans dans le sud de l'Algérie.


    Après le Kulturkampf, est donc venu, parmi les chrétiens et les gens de bonne volonté, le temps du respect, du regard bienveillant porté sur l’autre, de l’accueil mutuel, des mixités heureuses et inventives, le temps aussi de l’émancipation, de l’indépendance, du défi, le temps du fils prodigue... , "hors de l'Eglise, quel salut"?

    Que de chemins parcourus depuis le temps du Baptême à la baïonnette!


    L'histoire du christianisme à Genève a-t-elle été écrite? Qui peut nous la raconter? "L'Eglise catholique de Genève, seize siècle d'histoire" tel est le titre de l'étude publiée en 1986 par Edmond Ganter, un ouvrage intéressant mais forcément partial. Dans le document qu'on peut télécharger ici, il raconte la fin du Kulturkampf et, assez brièvement et même assez lacunairement, l'évolution de l'Eglise catholique dans la première moitié du XXe siècle. 


    Dès le début du siècle dernier, les Eglises ont recherché timidement des voies communes, convergentes autant que faire se peut. Puis plus audacieusement après la Seconde Guerre mondiale. Le Concile Vatican II a donné un bon coup de pouce. L'aventure oecuménique a connu cependant des hauts et des bas.  

    Les conférences de Carême co-organisées par  les Eglises réformées, catholiques romaines et catholiques chrétiennes construisent à leur manière ce temps du dialogue retrouvé, ce temps où chaque confession se découvre incomplète, peignant côte à côte sa couleur de l'arc-en-ciel, peinant parfois à reconnaître que la lumière dont elle se réclame est multicolore. 

    Originaire de Siviriez mais né à Saint-Julien-en-Genevois

    Ce mercredi 12 mars à 20h à la salle paroissiale du Grand Lancy, les trois Eglises ont invité Raphaël Deillon. Son témoignage est celui d’un missionnaire au Sahara, un de ces pères blancs qui ont évangélisé l’Afrique francophone.

    Le sous-titre de sa conférence, "L'Esprit de dialogue planait déjà sur le sable...",  résonne comme une tentative de conjurer l'esprit du monde présent. 

    Le Père Raphaël Deillon est originaire de Siviriez, le village de sainte Marguerite Bays. Il est né à Saint-Julien-en-Genevois en 1943. Son père était vacher sur le domaine du comte de Viry, apprend on dans un article publié par cath.ch en 2020 à l’occasion des 50 ans de son engagement missionnaire.  + sur Raphaël Deillon

    Il a vécu plus de vingt-cinq ans dans le Sud algérien, au sein d’une communauté de Pères Blancs. Il est l’auteur de "Des Roses dans le sable", journal d’un curé au Sahara, paru en juin 2003, aux Éditions St-Augustin.