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Messe et apéro d'été

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« Ce dimanche 26 juillet, 9h30, messe à Compesières, suivie d'un apéritif. Deux tables, donc, à quelques mètres l'une de l'autre. Et il n'est pas indifférent de remarquer qu'on n'y est pas admis aux mêmes conditions.

À l'apéro, on ne demande rien à personne. On vient, on prend un verre, on parle de la chaleur et des vacances. Croyant, tiède, curieux, voisin de passage : chacun y a sa place. C'est même exactement à cela qu'un apéro sert.


La prochaine messe à Compesières aura lieu le 23 août. Elle aura lieu à 10h. Ce sera la messe de rentrée pour notre Unité pastorale. Cliquez sur les liens pour consulter les horaires des messes, le site de notre UP, celui de l'Eglise catholique à Genève, de notre diocèse, du Vatican. Bel été!


« L'autre table est plus étroite. Pour communier, l'Église catholique demande d'être baptisé et en pleine communion avec elle ; de n'être pas en état de péché grave — le canon 916 prescrit alors la confession préalable ; d'observer le jeûne d'une heure (canon 919) ; de n'être sous le coup d'aucune peine canonique. S'y ajoute la condition dont on parle le moins parce qu'elle est la plus exigeante : croire ce que l'on reçoit. Le canon 844 ouvre la table aux chrétiens des Églises orientales ; aux protestants, seulement en cas de nécessité grave, et à l'appréciation du ministre.

On vient d'en voir un exemple bruyant. Le jour de l'Ascension 2026, le 14 mai, le théologien et éthicien genevois Denis Müller assiste à la messe à Notre-Dame de Paris ; parvenu devant le prêtre qui distribue l'hostie, il a le réflexe — étonnant à ses propres yeux, écrit-il — de dire : « Je suis pasteur protestant ». La communion lui est refusée. Il l'a raconté dans une lettre-opinion à la Tribune de Genève du 6 juillet, y voyant le signe d'un œcuménisme en péril.

A Genève, l'oecuménisme est ancien et actif. La rigueur toute canonique du prêtre parisien a choqué même dans les milieux catholiques. Quand et comment peut-on, doit-on dépasser la règle?  La question ne se pose pas uniquement en religion. 

La réplique la plus juste est venue d'un protestant : Michel Danthe, ancien journaliste du Temps devenu doctorant en théologie protestante, sur son blog hébergé par cath.ch. Dans l'article "Esclandre théologique à Notre-Dame de Paris", Il y rappelle que l'hospitalité eucharistique est une pratique complexe, qui réclame discernement et délicatesse, que l'initiative revient à celui qui donne et non à celui qui prend, et qu'une célébration à Notre-Dame le jour de l'Ascension n'a pas à devenir un terrain de test — un combat de boxe dans la file d'attente. cath

Reste la vraie question, que l'esclandre a le mérite de poser, et que l'évangile de ce dimanche pose à sa manière : que cherchons-nous à cette table-là, que l'apéro ne donne pas ? Matthieu (13, 44-52) raconte l'homme qui trouve un trésor enfoui dans un champ, et le marchand qui trouve la perle de grande valeur : l'un et l'autre s'en vont vendre tout ce qu'ils ont pour l'acheter. Le prix n'est pas une barrière dressée par un portier. C'est la mesure de ce qui a été trouvé.

Le philosophe espagnole, Miguel de Unamuno (1864-1936), répond sans détour dans son ouvrage "Le sentiment tragique de la vie" publié en 1912. Au dogme central de la résurrection répond un sacrement central : le corps du Christ y est le pain de l'immortalité. C'est, écrit-il, le sacrement proprement réaliste, ce qu'on peut traduire sans trop de violence par : matériel. Le protestantisme, ajoute-t-il, l'a remplacé par le sacrement idéaliste de la parole. Le jugement est polémique et daté*, mais il touche juste sur un point : ici, le salut passe par de la matière.

Car le Credo ne s'achève pas sur l'immortalité de l'âme. Il dit : résurrection de la chair, vie du monde à venir. L'âme séparée, enseignait déjà Thomas d'Aquin, n'a pas la béatitude parfaite : il lui manque son corps, qu'elle désire. La communion est l'anticipation matérielle de ce que nous attendons — un peu de pain, dans une main, en gage d'un corps rendu.

Mais le texte de Matthieu ne s'arrête pas à la perle. Vient le filet jeté à la mer, qui ramène des poissons de toute espèce ; et le tri n'aura lieu qu'à la fin des temps, par d'autres mains que les nôtres. Ni dans une file de communion, ni sur un parvis. C'est peut-être ce qu'un apéro dit à sa façon, sans le savoir : il ramasse tout le monde.

Le scribe instruit du Royaume, conclut Jésus, tire de son trésor du neuf et de l'ancien. Un dogme de vingt siècles et un verre partagé sur le parvis : du neuf et de l'ancien.

Ce dimanche 26 juillet, 9h30, église de Compesières. Apéritif à l'issue de la célébration — ouvert à tous, sans condition. » 

* L'IA Claude ajoute cette note à son texte à propos de la présence réelle dans l'hostie: les luthériens confessent une présence réelle et Calvin une présence réelle spirituelle — le pur symbolisme est zwinglien.

 

Un article généré par Claude

L'article ci-dessus est entièrement générée par une IA, Claude pour être précis. Je n'y ai ajouté que cette phrase jugeant opportun de tempérer l'esclandre parisienne: "A Genève où l'oecuménisme est ancien et actif, la rigueur toute canonique du prêtre parisien a choqué même dans les milieux catholiques. Quand et comment peut-on, doit-on dépasser la règle?  La question ne se pose pas uniquement en religion."

L'été est propice à faire des pas de côté. Je vous propose de regarder cette vidéo sur Youtube produite par Frère Paul Adrien, un dominicain français, la star des influenceurs catholiques, comme le définissait le journal La Croix fin 2025. Dans sa série Catéchèse pour adulte, Paul Adrien a publié  le 12 juillet un long réquisitoire, un peu apocalyptique - regarder donc d'un oeil critique -, contre les IA, analysant strate après strate ce qui se cache sous l'iceberg. Il affirme être lui-même fan de l'IA et s'en servir beaucoup pour monter et illustrer ses vidéos. 

Pour ne citer que le scandale des forçats, souvent dénoncés, qui nourrissent de données ces ogres numériques, désormais pensants, souvenons-nous que l’histoire économique montre que presque toutes les grandes innovations ont commencé par exploiter des travailleurs:

  • Le coton anglais reposait sur les esclaves américains.
  • Les mines de charbon employaient des ouvriers surexploités.
  • Les smartphones reposent aujourd’hui sur l’extraction du cobalt, du lithium ou des terres rares, souvent dans des conditions difficiles.
  • L’industrie textile mondiale fait travailler des millions de personnes dans des ateliers très mal payés.

L’IA n’invente donc pas cette injustice ; elle en constitue une nouvelle manifestation. Comble de l'ironie, c'est l'Amérique de Trump qui punit par des taxes douanières un peu plus élevées les pays qui ne luttent pas assez contre le travail forcé, dont la Suisse...

 

 


D'autres infos:  Upcsa.ch,  églisecatholique-ge.ch,  Cath.ch, diocèse-lgf.chvatican.newsCentre catholique romand de formation en Eglise.


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Agenda de Compesières de église salle Saint-Sylvestre

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